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    Item type:Publication,
    Les mules du Parthénon et la liberté en démocratie. Note sur la République de Platon VIII, 563c7-d1
    (Oleffe, 2020)
    Lévystone, David 
    Dans un célèbre passage de la République, Platon décrit de quelle manière les principes de liberté et d’égalité, en démocratie, débordent la sphère politique et s’insinuent dans toutes les relations sociales. Ils effacent toutes distinctions entre maîtres et élèves, entre jeunes et vieillards, entre métèques et citoyens, entre hommes libres et esclaves, entre hommes et femmes, jusqu’à finalement abolir même toute différence entre animaux et êtres humains. Et pour illustrer « à quel point sont plus libres celles des bêtes qui sont soumises à l’homme dans une telle cité [i.e. démocratique] que dans une autre », Socrate conclut (563c7-d1) : des chevaux et des ânes, accoutumés à marcher librement et pompeusement, bousculent tous ceux qui sont sur leur chemin, si ces derniers ne leur cèdent point le pas, et il en est de même en toute autre chose : tout est empli de liberté. καὶ ἵπποι καὶ ὄνοι, πάνυ ἐλευθέρως καὶ σεμνῶς εἰθισμένοι πορεύεσθαι, κατὰ τὰς ὁδοὺς ἐμβάλλοντες τῷ ἀεὶ ἀπαντῶντι, ἐὰν μὴ ἐξίστηται, καὶ τἆλλα πάντα οὕτω μεστὰ ἐλευθερίας γίγνεται. ©The autor © L'Antiquité Classiqué.
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    Item type:Publication,
    La figure d'Ulysse chez les Socratiques: Socrate polutropos
    (Brill, 2005)
    Lévystone, David 
    At the end of the fifth century B.C.E., the character of Odysseus was scorned by most of the Athenians: he illustrated the archetype of the demagogic, unscrupulous and ambitious politicians that had led Athens to its doom. Against this common doxa, the most important disciples of Socrates (Antisthenes, Plato, Xenophon) rehabilitate the hero and admire his temperance and his courage. But it is most surprising to see that, in spite of Odysseus' lies and deceit, these philosophers, who condemn steadfastly the sophists' deceptions, praise his rhetorical ability, his polutropia. The word polutropia is ambiguous: for Antisthenes, it means either "diversity of styles and discourses" or "diversity of dispositions, characters, or souls". It is argued that the same distinction is implicitly at work in Plato's Hippias Minor, where Socrates defends Odysseus' polutropia against the pseudo "simplicity" of Hippias' favourite hero, Achilles. However, whereas Antisthenes tries to clarify these different meanings, Plato's Socrates exploits the ambiguity to confuse his interlocutor. Such a distinction sheds a new light on the Hippias Minor: Odysseus is polutropos in the first (positive) sense, while the simplicity of Achilles should be understood as a bad kind of polutropia. It provides an explanation for the first paradoxical thesis of the dialogue which many commentators do not admit as an expression of the true Socratic view, on the ground of its supposed immorality: that he who voluntary deceives is better than he who errs, for falsehood is, in one case, only in words, while in the other, it is falsehood in the soul itself. It is thus proposed that Odysseus' skill in adapting his logos to his hearers was probably a model for Socrates himself. The analogy between the hero and Socrates is especially clear in Plato's dialogues, which show the philosopher in an Odyssey for knowledge. ©Brill ©The author
    Scopus© Citations 34  11  1
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    Item type:Publication,
    De quelques figures du silence dans l'oeuvre de Platon
    (Cahiers de la Revue de Theologie et de Philosophie, 2018)
    Lévystone, David 
    On chercherait en vain dans l’œuvre de Platon des développements explicites sur le silence. Mais le génie littéraire de Platon lui fait une place, et la mise en scène des dialogues, comme les interactions des personnages, mettent en jeu différentes figures du silence par lesquelles se dévoilent d’autres aspects des réflexions socratico-platoniciennes sur le langage. Les silences du philosophe s’opposent, en effet, à ceux de ses interlocuteurs, autant que la pratique philosophique du dialogue aux discours sophistiques. Car le silence véritable n’est pas que l’absence de voix, ni même simplement l’attente d’une parole à venir, mais, en dernière analyse, un retour à la source du logos : la pensée et l’être même. © 2018 Cahiers de la Revue de Theologie et de Philosophie. All Rights Reserved.
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    Item type:Publication,
    Platonicien malgré lui? Le statut de l'éthique platonicienne dans les Grundlinien
    (Editions Beauchesne, 2014)
    L’importance de Platon dans l’œuvre de Schleiermacher est connue, mais a été souvent trop exclusivement liée à la traduction des dialogues et à la célèbre Introduction qui la précède. Or cette Introduction ne porte que sur la forme des dialogues platoniciens. S’agissant du contenu, il convient de lire, en parallèle avec l’Introduction (publiée en 1804), les Principes d’une critique de la doctrine des mœurs antérieures, qui datent de 1803. Platon y joue en effet un rôle central, à côté de Spinoza, auquel il est régulièrement associé. Une des questions qui se pose alors est comment construire la relation entre l’éloge constant que Schleiermacher fait de l’éthique platonicienne dans ce traité, et les critiques qu’il adressera aussi par la suite à Platon, notamment dans son Introduction à la République de 1828.
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