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    Item type:Publication,
    Historiographies de la philosophie ancienne. Neuf études
    (Les Belles-Lettres, 2021)
    Les études réunies dans ce livre reprennent des travaux publiés de manière dispersée entre 1989 et 2014. Elles considèrent neuf moments significatifs de la réception philosophique de la philosophie et des philosophes antiques du XVIIIe au XXe siècle. Anaximandre, Héraclite, Parménide, Platon, les Cyniques, mais aussi les traditions doxographiques qui ont modelé leurs images, sont pris dans l?espace complexe où la philosophie et ses historiens croisent tant les théories de l?histoire que les pratiques philologiques. L?unité du propos est assurée non seulement par une trame chronologique, allant de Brucker à Kant, de Kant à Schleiermacher et aux Néokantiens, de Burckhardt à Nietzsche, de Nietzsche à Heidegger et Gadamer, et de la philosophie elle-même à la psychologie historique de Vernant, mais aussi par l?attention qui est portée, dans chaque cas, aux tensions et équilibres intellectuels et disciplinaires mis en jeu. La question générale est celle des critères et de la légitimité des actualisations qui guident la recherche historique. L?ensemble constitue ainsi, à partir d?un domaine spécialisé, une contribution à un domaine de recherche, l?historiographie de la philosophie, dont un critique pouvait encore dire en 1991 qu?' il n?y a guère de discipline dont la procédure est historique où l?investissement exigé en matière de théorie et de méthodologie soit plus réduit ', mais qui a connu au cours de ces dernières années d?importants développements. On peut penser que la voie est désormais ouverte à une discussion interdisciplinaire et interculturelle de grande ampleur et portée. ©The author. ©Les Belles-Lettres.
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    Item type:Publication,
    Les mules du Parthénon et la liberté en démocratie. Note sur la République de Platon VIII, 563c7-d1
    (Oleffe, 2020)
    Lévystone, David 
    Dans un célèbre passage de la République, Platon décrit de quelle manière les principes de liberté et d’égalité, en démocratie, débordent la sphère politique et s’insinuent dans toutes les relations sociales. Ils effacent toutes distinctions entre maîtres et élèves, entre jeunes et vieillards, entre métèques et citoyens, entre hommes libres et esclaves, entre hommes et femmes, jusqu’à finalement abolir même toute différence entre animaux et êtres humains. Et pour illustrer « à quel point sont plus libres celles des bêtes qui sont soumises à l’homme dans une telle cité [i.e. démocratique] que dans une autre », Socrate conclut (563c7-d1) : des chevaux et des ânes, accoutumés à marcher librement et pompeusement, bousculent tous ceux qui sont sur leur chemin, si ces derniers ne leur cèdent point le pas, et il en est de même en toute autre chose : tout est empli de liberté. καὶ ἵπποι καὶ ὄνοι, πάνυ ἐλευθέρως καὶ σεμνῶς εἰθισμένοι πορεύεσθαι, κατὰ τὰς ὁδοὺς ἐμβάλλοντες τῷ ἀεὶ ἀπαντῶντι, ἐὰν μὴ ἐξίστηται, καὶ τἆλλα πάντα οὕτω μεστὰ ἐλευθερίας γίγνεται. ©The autor © L'Antiquité Classiqué.
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    Item type:Publication,
    A propos de la pensée économique antique pré-aristotélicienne en général et de celle de Platon en particulier
    (Universidad Carlos III de Madrid, Instituto de Estudios Clásicos sobre la Sociedad y la Política "Lucio Anneo Séneca", 2024)
    Lévystone, David 
    Il est d’usage de considérer que la pensée pré-aristotélicienne portait peu d’intérêt aux problèmes économiques. En réalité, divers auteurs de la fin du Ve ou du début IVe siècle avant J.-C. (le Ps.-Xénophon, Platon, Xénophon, Phaléas de Chalcédoine) prêtent une attention toute particulière à ces questions lorsqu’ils développent leur pensée politique. Si leurs réflexions divergent dans le détail, tous partagent une même défiance vis-à-vis du commerce et de l’économie monétaire. Ces penseurs développent, à partir d’un certain nombre de présupposés politiques (aristocratiques), une critique forte et détaillée des transformations économiques dont ils sont contemporains. L’importance que Platon, en particulier, attache aux réalités économiques se manifeste dans sa critique acerbe de la démocratie athénienne, aussi bien que dans ses constructions politiques de la République, du Critias et du Timée, ou des Lois. En alternant approche générale (de ce mouvement de pensée du tournant du Ve siècle) et circonstanciée (car l’importance de l’économie, chez Platon, se dévoile aussi dans des détails apparemment mineurs), on espère montrer le caractère fondamentale des réflexions économiques dans la pensée grecque classique, avant même les travaux du Stagirite. ©El autor ©Instituto de Estudios Clásicos sobre la Sociedad y la Política "Lucio Anneo Séneca" Universidad Carlos III de Madrid.
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    La figure d'Ulysse chez les Socratiques: Socrate polutropos
    (Brill, 2005)
    Lévystone, David 
    At the end of the fifth century B.C.E., the character of Odysseus was scorned by most of the Athenians: he illustrated the archetype of the demagogic, unscrupulous and ambitious politicians that had led Athens to its doom. Against this common doxa, the most important disciples of Socrates (Antisthenes, Plato, Xenophon) rehabilitate the hero and admire his temperance and his courage. But it is most surprising to see that, in spite of Odysseus' lies and deceit, these philosophers, who condemn steadfastly the sophists' deceptions, praise his rhetorical ability, his polutropia. The word polutropia is ambiguous: for Antisthenes, it means either "diversity of styles and discourses" or "diversity of dispositions, characters, or souls". It is argued that the same distinction is implicitly at work in Plato's Hippias Minor, where Socrates defends Odysseus' polutropia against the pseudo "simplicity" of Hippias' favourite hero, Achilles. However, whereas Antisthenes tries to clarify these different meanings, Plato's Socrates exploits the ambiguity to confuse his interlocutor. Such a distinction sheds a new light on the Hippias Minor: Odysseus is polutropos in the first (positive) sense, while the simplicity of Achilles should be understood as a bad kind of polutropia. It provides an explanation for the first paradoxical thesis of the dialogue which many commentators do not admit as an expression of the true Socratic view, on the ground of its supposed immorality: that he who voluntary deceives is better than he who errs, for falsehood is, in one case, only in words, while in the other, it is falsehood in the soul itself. It is thus proposed that Odysseus' skill in adapting his logos to his hearers was probably a model for Socrates himself. The analogy between the hero and Socrates is especially clear in Plato's dialogues, which show the philosopher in an Odyssey for knowledge. ©Brill ©The author
    Scopus© Citations 34  11  1
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    Item type:Publication,
    Le courage et les mots de la peur dans le Lachès et le Protagoras
    (Classical Association of Canada, 2006)
    Lévystone, David 
    The amount of attention that Plato gives to the virtue of courage can be interpreted as a symptom of the difficulties he faced in integrating it into his virtue science theory. His answers are never exactly the same, even in two dialogues of youth, the Laches and Protagoras, which are supposed to give a more accurate picture of the teaching of Socrates himself. Through an analysis of the terminology of fear in these two texts, it becomes clear that Plato, in distinguishing phobos from deos, implicitly agrees with the impossibility of simply reducing courage to science. This perspective is likely to modify our comprehension of the intellectualist theory of Socrates himself, at least with regard to courage. ©The author ©Classical Association of Canada
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    Item type:Publication,
    Antiphon : Indifférence de la nature, misère des lois humaines
    (Classical Association of Canada, 2014)
    Lévystone, David 
    Antiphon's views on justice and human laws are subject to various interpretations which generally ascribe to the sophist the idea of a radical inferiority of human laws and a defense of natural laws. Those interpretations are neither necessary nor justified, as an accurate translation and an attentive study of the fragments B44A or B44B DK demonstrates. ©Classical Association of Canada ©The author.
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    Item type:Publication,
    De quelques figures du silence dans l'oeuvre de Platon
    (Cahiers de la Revue de Theologie et de Philosophie, 2018)
    Lévystone, David 
    On chercherait en vain dans l’œuvre de Platon des développements explicites sur le silence. Mais le génie littéraire de Platon lui fait une place, et la mise en scène des dialogues, comme les interactions des personnages, mettent en jeu différentes figures du silence par lesquelles se dévoilent d’autres aspects des réflexions socratico-platoniciennes sur le langage. Les silences du philosophe s’opposent, en effet, à ceux de ses interlocuteurs, autant que la pratique philosophique du dialogue aux discours sophistiques. Car le silence véritable n’est pas que l’absence de voix, ni même simplement l’attente d’une parole à venir, mais, en dernière analyse, un retour à la source du logos : la pensée et l’être même. © 2018 Cahiers de la Revue de Theologie et de Philosophie. All Rights Reserved.
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    Item type:Publication,
    Du rythme et des opposés : Note sur Aristote Métaphysique Λ 1075b12-13 : ἐὰν μὴ ῥυθμίσῃ τις
    (Librairie Philosophique J. Vrin, 2022)
    Lévystone, David 
    The paper argues that the usual contemporary understanding and translation of Aristotle’s affirmation in Metaph. Λ, 1075b12-13 πάντες δ᾽ οἱ τἀναντία λέγοντες οὐ χρῶνται τοῖς ἐναντίοις, ἐὰν μὴ ῥυθμίσῃ τις relies on a misconception of the signification of the verb ῥυθμίζω. A short survey of the meaning and uses of the verb in vth and ivth BC texts, and a careful reading of its interpretations by the ancient commentators who paid attention to this specific passage of Aristotle (Ps.-Alexander, Aquinas, Averroes, Themistius), shows that ῥυθμίζω may be taken in its technical, metaphysical sense (to ‘form’, ‘to add a form [on matter]’), as it was found also in Democritus or Antiphon. A correct understanding of the verb leads to a new interpretation of this passage of Aristotle, by revealing a more complete and accurate criticism of the theses that he intends here to denounce. ©Librairie Philosophique J. Vrin ©The author.
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    Item type:Publication,
    Platonicien malgré lui? Le statut de l'éthique platonicienne dans les Grundlinien
    (Editions Beauchesne, 2014)
    L’importance de Platon dans l’œuvre de Schleiermacher est connue, mais a été souvent trop exclusivement liée à la traduction des dialogues et à la célèbre Introduction qui la précède. Or cette Introduction ne porte que sur la forme des dialogues platoniciens. S’agissant du contenu, il convient de lire, en parallèle avec l’Introduction (publiée en 1804), les Principes d’une critique de la doctrine des mœurs antérieures, qui datent de 1803. Platon y joue en effet un rôle central, à côté de Spinoza, auquel il est régulièrement associé. Une des questions qui se pose alors est comment construire la relation entre l’éloge constant que Schleiermacher fait de l’éthique platonicienne dans ce traité, et les critiques qu’il adressera aussi par la suite à Platon, notamment dans son Introduction à la République de 1828.
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    Item type:Publication,
    Figures du sommeil et du rêve chez Platon
    (Peeters Publishers, 2018)
    Lévystone, David 
    Dans l’œuvre de Platon, l’image du rêve semble d’abord servir à désigner l’état d’ignorance du commun des mortels qui «rêvent» leur vie. Cet usage métaphorique ne saurait correspondre parfaitement à la pensée platonicienne du phénomène onirique, particulièrement lorsqu’on l’envisage d’un point de vue éthique (qu’advient-il de la vertu de l’homme dans son sommeil ?), plutôt qu’épistémologique ou ontologique. Dans la République, le sommeil apparaît essentiellement comme l’endormissement d’une partie de l’âme – la rationnelle – au profit d’une autre – la désirante. Platon laisse pourtant entendre que, sous certaines conditions, les visions qui s’y manifestent ne sont pas nécessairement mensongères et pourraient même, pour certaines, avoir une origine divine. Le rêve doit donc être compris non seulement comme un moment de séparation de l’âme et du corps, mais aussi de différenciation des facultés ou parties de l’âme elles-mêmes qui acquièrent là leur autonomie propre et déploient, sans se limiter l’une l’autre, leur plein pouvoir. ©2018 Peeters Publishers
    Scopus© Citations 2  32  2